Tsniout et Techouva : l’importance du shabbat

PRIERE DU SHABBAT AU KOTEL

PRIÈRE DU SHABBAT AU KOTEL

Tsniout Mag’ s’intéresse de près aujourd’hui à un phénomène non pas hala’hique  (tiré de la loi) mais plutôt lié à un fait de société et de religion.

Cet article avant qu’il n’aille plus loin dans son processus d’explication, tient d’abord à préciser comme d’accoutumée qu’aucun des faits évoqués n’est conclusif et ne doit être apparenté à une généralité. La Techouva, le retour vers Hashem et le retour sur soi en tant qu’introspection religieuse, est fondamentale chez l’homme Juif. Seulement, tous ne le comprennent pas toujours de la même manière.

Quand je dis « tous » je fait allusion aux proches qui soit se trouvent à nos cotés pour faire cohésion avec notre volonté de Techouva, soit se trouvent parfois eux-mêmes confrontés à une sorte de réaction à la croisée entre hésitation, crainte et questionnement.

Seulement le problème est que dans notre ‘hizouk (renforcement) nous avons tous besoin d’une épaule. Car, au-delà de la force qu’Hashem nous donne dans notre conviction, au-delà même des conseils de nos rabbanims et rabbanites, nous avons besoin du soutien de notre entourage car le retour sincère vers Hashem est une belle mais difficile démarche.

Quand le retour à la Tsniout, et le retour vers une foi plus prononcée pose problème, Tsniout Mag’ se demande comment faire face aux réactions de l’entourage qui n’est pas toujours aussi compréhensif qu’on le souhaiterais ? Aujourd’hui, veille de Shabbat, je me concentre plus particulièrement sur le respect du jour Saint, et le comportement à adopter face aux réticences des proches.

La famille et l’entourage proche

Vous décidez de devenir pratiquant(e) et de respecter le Shabbat : il est parfois difficile de parvenir à cette décision sans se heurter aux réactions familiales, de ceux qui ne sont pas shomère Shabbat (littéralement « gardien du Shabbat » – nom donné à ceux qui respectent le Shabbat). Comment vivre dans une maison où certes, comme dans beaucoup de familles, la tradition du kiddoush et des ‘hallotes est respectée, la table du vendredi soir dressée, mais où, à D. ne plaise, le Shabbat est occidentalisé en repos du week end avec à la clé télévision allumée, retour de la synagogue avec ascenseur…bref…j’en passe et des meilleures. Il n’est pas toujours évident de faire comprendre à sa famille, et ses parents que l’on respecte et chérit l’importance du Saint Shabbat. ‘Hasvechalom, il ne s’agit pas de dire « je fais une démarche de Téchouva, donc je suis mieux que toi ! ». Mais il est plutôt question d’expliquer calmement, que l’on arrive à un tournant de sa vie religieuse, que des choix se sont imposés à nous, et qu’il convient d’en tenir compte. Tsniout Mag’ toujours modestement propose quelques astuces (si je puis dire) qui certes ne changeront pas forcément l’opinion des gens, mais les pousseront au moins à vous comprendre. Faire savoir que les voir transgresser le Shabbat, c’est quelque part (sans le vouloir) vous faire commettre des interdits, puisque vous devenez malgré vous, spectateur de la situation. Et la Torah nous enseigne que chaque Juif est lié à l’autre comme un seul corps, si un Juif transgresse un interdit, c’est tout le corps qui est malade.

– Comme toujours après le repas du Shabbat, apprenez à utiliser votre chambre comme une forteresse Shabbatique, procurez vous des livres de Torah et de hil’hotes Shabbat (lois relatives au Shabbat). Même si l’entourage parait de prime abord hermétique, tentez de faire passer un message à la table du Shabbat : par exemple, « j’ai une jolie leçon de vie tirée d’un dvar torah, j’aimerais beaucoup le partager avec vous » ( exemple lié à un fait d’actualité dans le monde ayant été commenté par des rabbanims). Ainsi vous rendez à Shabbat un peu de sa grandeur autour d’un auditoire qui finira bien par capituler et vous accorder son attention.

– Expliquez grâce aux Hil’hotes Shabbat, que malgré la difficulté à respecter pleinement le Shabbat de nos jours (vu le nombre de fautes à ne pas faire, et le petit niveau que de nos jour nous avons tous excepté les Grands de la Torah), celui qui parvient tout de même à honorer ce 7eme jour offert par Hashem s’élève et montre qu’il a sans cesse soif d’apprendre ! Il est de grands bienfaits à ne pas vivre ce jour comme tous les autres jours de la semaine. De grands miracles, qui ne doivent laisser personne insensibles, se sont produits grâce au respect du jour Saint. Citez ainsi que dans la paracha Vayetse (‘Houmach Berechit) que le Saint Béni Soit- il HKBH se présenta devant Yaacov Avinou et le bénie par ses mots « Oufartsa yama vakedma, tsafona vanekba » mot pour mot « Et tu t’étendras à l’ouest et à l’est, au nord et au sud ». Pourquoi utiliser le verbe « étendras » ? Le Midrach nous dit que cela représente l’infini car Yaacov reçut une bénédiction sans limite grâce à son zèle dans l’observance du Shabbat.

– Prenez l’habitude (quelle que soit la météo) de vous rendre à la Tefila (prière) du Samedi matin. Et invitez une personne de votre entourage à assister à l’office. Coupez court aux conversations futiles (parfois d’usage dans les synagogues) et suivez ensemble la lecture de la paracha et de la haftara (avec une traduction Française sur le coté).

– A table , le samedi midi , faites participer votre entourage, en invitant votre mère (par exemple) à se joindre à un cours de Torah. Cela parait matériel, mais si la personne est réticente, utilisez des arguments du type « tu verra il y aura du monde » etc…

– Si votre entourage allume la TV dites leur que Shabbat est un moment propice aux réunions familiales, et qu’il serait dommage de couper la communication hebdomadaire familiale qui rapproche les gens entre eux. Puis à table, tentez (sans faire d’histoire) d’exposer la gravité d’allumer un feu le Jour Saint. Sans être trop insistant, ni présomptueux. Seul Hashem est parfait.

D’ailleurs les sages citent  « Il est donné à ceux qui se délecte du Shabbat un héritage illimité ». Aussi je vous le dit Mesdames (et Messieurs), nous ne devons ‘Hasvechalom pas être des donneurs de leçons !!! Mais voici ce que je pense : la Tsniout est une valeur, elle se porte comme un bijou dans l’Âme. L’aspect visuel de la Tsniout est l’une des premières choses (mais pas la seule bien sur BH) que le Juif non-religieux et le Juif traditionaliste retiennent. Pousser nos frères Juifs (toutes tendances confondues) à comprendre le pourquoi de nos démarches religieuses, c’est aussi leur apprendre que si deux Juifs côte-à-côte se distinguent par leur apparence, leur âme en revanche est identique. Et que BH Mashiah’ venu, à la résurrection des morts seul l’âme fera sa réapparition. Aussi apprenons à rendre à l’Âme sa manne spirituelle, rendons lui sa Tsniout.

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Jeunes femmes juives devant les bougies de shabbat

Jeunes femmes juives devant les bougies de shabbat

6 thoughts on “Tsniout et Techouva : l’importance du shabbat”

  1. Tsipo says:

    Moi mon mari a « les boules » quand il voit une jolie femme… Selon lui je ressemble a une grand-mère de 70 ans avec mon foulard et il aime pas les robes: une madame Sarfati quoi !. Je crois qu’il ne comprend pas l’importance de se couvrir ni même le fait de respecter sa femme .

    C’est ça le cadeau que me fait Hachem : je respecte chabbat, je mange casher, je suis tsniout et voilà les réflexions blessantes que j’ai de mon mari … Bravo

    1. admin says:

      C’est en effet un problème très compliqué que beaucoup de femmes rencontrent. Les causes peuvent être multiples et on pourrait écrire un article entier là-dessus.

      Par exemple (attention ceci est bien un exemple et ce n’est pas propre à votre cas) c’est un cas fréquent que l’on retrouve chez les femmes qui n’étaient pas religieuses avant de se marier et qui le deviennent après, cela déboussole souvent le mari.

      Cela est problématique car cela renvoit aux paroles de nos Sages dans les Pirké Avot qui avaient déjà prévu le problème, ils disent la chose suivante :
      Quand l’amour dépend de quelque chose et que cette chose passe, l’amour passe lui aussi mais si l’amour ne dépend d’aucun intérêt alors l’amour ne passera jamais. En bref quand l’amour est fondé sur un intérêt, il ne dure pas et si il est inconditionnel il durera pour toujours.
      Dans le cas de ces femmes, souvent l’amour était basé entre autre sur l’aspect physique, quand la femme devient plus zélé dans l’observance des préceptes de la tsniout, son mari qui lui est resté à son niveau d’avant le mari se retrouve surpris car ce sur quoi son amour était basé a disparu.

      Plusieurs solutions à ce problèmes, je peux en citer une par exemple. Il faut faire un travail sur soi-même en étant plus coquette (en continuant sur votre chemin actuel) car Tsniout ne veut pas dire être ringarde. De nos jours être belle et tsniout n’est plus incompatible (regardez nos looks que nous proposons chaque semaine). Il faut donc savoir varier les tenues et toujours être originale. Ensuite essayez d’expliquer les vertus de la tsniout petit à petit pour que lui aussi découvre la beauté d’une femme tsniout.

      Audélia B.

  2. sarah says:

    Moi si je peux me permettre une petite chose. Je reste une femme pour mon mari . Qaund nous sommes que mon mari et moi. Au début, je ne me maquillais pas, je ne m’apprêtais pas puis mon mari me l’a fait remarqué et je me suis dis « mais être Tsniout n’est-elle pas la plus belle façon d’être jolie ? ALors pk je me laisse aller? ». Maquilles-toi (légèrement on a pas dit d’étaler un pot de peinture sur ta figure). Puis prend ton ari appart et explique lui ton choix . Il est bnéfique pour toi et pour lui et pour vos enfants (présents et futurs).

    N’oublie pas D ne t’oubliera jamais .

  3. Elisheva says:

    Premièrement j’aimerais dire à la première femme qui a réagit à l’article que je suis triste pour elle, on sent beaucoup de peine dans ce qu’elle dit, et cela est bien compréhensible étant donnée la situation. On sent également un peu d’amertume, de ne « pas voir en quelques sortes » ses efforts de succès. Je dirais que du moment que l’on suis le dereh de la Torah on est dans le Vrai et donc notre action est forcément couronnée de succès même si ce succès ne nous apparait pas tangible, ou s’il n’est pas tel que nous l’espérions; c’est cela aussi le bitah’on, savoir et accepter que H’ ne nous donne pas toujours ce que nous attendions, mais au fond tout est pour le bien.. Enfin dans une telle situation peut être est-il possible d’accomoder un peu les choses de façon tout en restant tsniout à se rapprocher de ce qui plait au mari. Une jolie perruque peut être un bon compromis. Je ne rentre pas dans les détails de ceux qui préconisent ou interdisent la perruque, et quel type de perruque etc, je trouve personnellement, qu’à notre époque il est déjà bien assez difficile de construire et conserver un mariage juif kadosh, alors s’il faut mettre une perruque (longue, courte, rousse, blonde peu importe, pas bleue quand même !! 🙂 ) pour plaire à son mari, l’important reste il me semble d’avoir la tête couverte selon la prescription de H’. De même les vêtements, ils peuvent être un peu modernes tout en respectant les lois de tsniout. C’est vrai que comme le dit la Michna, un amour soumis à condition est has vechalom voué à disparaitre avec la disparition de cette condition, donc le physique ne devrait pas être important au point que l’on blesse profondément son épouse ou son mari d’ailleurs; mais d’un autre coté nous ne sommes malheureusement pas des Tzadikim pour la plus part, et donc certains aspects très materiels tels que l’apparence physique on encore un fort impact sur nous. Cela dit, on voit dans la paracha Hayé Sarah que Avraham fait l’éloge de Sarah et qu’il pleure mais il est écrit: LISPOD LESARAH VELIVEcOTA. Pourquoi le Kaf est il écris en tout petit ? Pour pouvoir « l’enlever » et nous apprendre que ce qu’Avraham a pleuré ce n’est pas Sarah sa belle épouse (car oui elle était belle BH) mais c’est sa maison qu’il a pleuré, sa tente kadosh ou régnaient en permanence les miracles, la nuée, le pain, les nerot, et nida. Bon je voulais réagir aussi au thème de l’article, mais j’ai trop parlé lol…

  4. Raphael says:

    Jai un probleme je sais ke sa na pas grand rapport ac la tsnioute mai c en rapport ac chabate !
    Voila je vie ds une famille religieuse depuis petit jai labitude de faire chabate et tt ski va ac mai jai ma petite amie ki ne f pas chabate et je ne suis meme pas sure kelle mange cacher mai elle est juive o moins le probleme c ke ds sa famille perssone ne f chabate et me demende de la kite et une trop grande messiroute nefeche COMMENT FAIRE POUR LA FAIRE REVENIR BITCHOUVA ???

    1. Audelia B. says:

      Bonjour Raphael,

      Dans un premier temps, il est difficile de vous répondre sans vous connaître vous et votre amie.
      Par contre ce qui est sûr, c’est qu’en tant que juif il faut toujours aller de l’avant et faire la maximum pour évoluer dans le chemin de la Torah.

      Cependant, à notre époque, il est souvent difficile d’avancer sans trébucher car nous sommes sans cesse attaqués par le yetser ara et nous ne sommes pas dans une génération qui est assez forte pour éviter ces dangers.
      Alors si en plus vous devez tirer une autre personne vers le haut, cela va être encore plus difficile pour vous, vous ne pensez pas ?

      De plus, il faut savoir que le couple est une valeur importante de la Torah. Pas seulement pour soi-même mais également pour le futur de sa propre vie.

      En effet, comment allez vous éduquer vos enfants quand ils vous demanderont « c’est quoi un juif » ? Parce que cher Raphael, il ne suffit pas d’être juif pour montrer à D. que nous suivons ses préceptes, mais être juif, c’est faire shabbat, c’est manger cacher, c’est se couvrir la tête pour une femme, c’est mettre les téfilines pour un homme etc…
      Pour atteindre cette compréhension du projet divin, il faut donc un grand travail intérieur et pour cela votre amie doit avoir envie d’atteindre cet objectif par elle-même sans que vous la poussiez parce que sinon vous ne saurez jamais si sa motivation est sincère.
      Car si ce n’est pas sincère un jour ou l’autre elle abandonnera tout et vous serez de retour au point de départ.

      Le mieux de mon point de vue est de la laisser évoluer dans son coin sans la fréquenter afin que sa démarche soit naturelle et si il s’avère que dans l’avenir vos chemins se recroisent, c’est qu’elle vous était destinée.

      Sachez enfin que souvent, Hachem met des épreuves sur notre chemin pour voir notre capacité à les surmonter et si Il le fait c’est qu’il sait que nous pouvons le faire. C’est pour cela que je pense que si vous vous posez la question, c’est que d’un côté vous avez déjà la réponse mais que vous n’avez juste pas encore le courage de l’accepter…

      Braha veAtslaha

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