Tou Be Av : l’angoisse du célibat

Tou Be Av ou l'heure de la remise en question

Tou Be Av ou l’heure de la remise en question

« Bat plouni lé plouni «  (La fille d’untel pour untel) – Guemara Sota.

Tou Be Av : jour propice au mariage, à la concrétisation du Shiddouh’ (rencontre et échange entre un homme et une femme qui cherchent à construire un foyer Juif). Lorsque l’on nous demande à nous Juifs ce qu’est ce jour, on serait presque tenté de répondre : c’est notre journée des amoureux (et ça l’est en effet !). C’est notre Saint-Valentin Juive (comme certains le disent avec une petite touche d’humour). Tou Be Av c’est tout simplement la preuve toute puissante de l’affection d’Hashem envers son peuple. Hashem Créateur de l’Univers,  du premier homme (Adam) et de la première femme (H’ava). Cependant si cette journée est un symbole d’union, de rapprochement des couples ou de célébrations, pour la Bat Israel, pour le ou la Juive célibataire c’est parfois une journée de craintes et de doutes : « cette année encore je suis seule ». Lorsque l’amour ne se célèbre qu’au singulier, la topic dans Tsniout Mag’ : Tou Be Av et l’angoisse du célibat.

Je me plais souvent à faire ce rapprochement que j’avais eu le plaisir d’entendre une fois d’un Rav, qui disait qu’il n’était pas anodin d’entendre le « im echkah’ère Yerushalaim » (passage issu des tehilim) lors d’une h’ouppa ? Sous la h’ouppa nous assistons à l’union d’un homme et d’une femme crées tous deux à l’image d’Hashem. Lorsque l’on prononce le « Si je t’oublie  Jérusalem… ». Comme le Saint Béni Soit-Il témoigne son amour envers la ville sainte de Jérusalem, ainsi l’homme témoignera du respect et de l’affection à son épouse (et inversement).

Tou bé av : une fête pour beaucoup, une remise en question pour d’autres.

Cependant que se passe-t-il dans le coeur de celui qui n’a pas encore trouvé sa compagne ? Que se passe-t-il pour toutes les Bnot Israël encore dans l’attente de l’élu de leur vie ? Sachez en toute humilité prendre la chose de la meilleure façon qu’il soit (cela est facile à dire, certes, mais la réflexion apporte plus de bien que la précipitation). Aussi stupide que cela puisse paraître  de prime abord, il faut savoir que : premièrement Hashem organise les choses lé tovaténou (pour notre bien) et que secondo : parfois le recul de l’âge manquant , nous n’avons pas toujours la clarté d’esprit de nous projeter dans un futur proche et d’en voir les éventuels dangers (sans quoi le divorce n’existerait pas).

Que vous imaginez vous ? Que le couple est aisé ? Que tous les couples vivent heureux sans problème ? Les Mefarchims rapportent que pour Hashem le labeur de voir la Mer rouge s’ouvrir en deux pour laisser passer les Bné Israël est comparable à la difficulté de voir un couple s’épanouir et « tenir » avec le temps. Prenez donc sur vous du temps, pour adopter une attitude positive et vous dire que le meilleur reste à venir. Que même si vous avez l’impression malgré votre âge d’avoir tout vu, tout fait, tout parcouru : des choses à voir il en reste encore pas mal. Pour les Juifs uniquement pratiquants mettez vous des barrières (évitez les rencontres ou la relation dure trois ans pour n’aboutir à aucun mariage), au même titre que les Juifs religieux qui rencontrent leur moitié grâce aux shidouh’ims (comme les rencontres ne dépassent pas cinq ou six rendez-vous, si l’échange ne convient pas cela évitera de perdre du temps, les deux parties « passent à autre chose »). Pardonnez-moi mais cessons d’être naïfs et de s’imaginer qu’être fiancée deux ans avec quelqu’un nous offrira une suprématie sur le futur de notre couple (aucune garantie n’existent dans la vie). Dans le monde Non religieux (j’entend par là dans un monde sans shidouh’ comme mode de rencontre), bien souvent, lorsque l’on annonce un mariage, la réaction est souvent : « comment ? Mais ils sont fous ! Ils se connaissent à peine ! » Certes, mais l’on part du principe, que lorsque chacun arrive à obtenir une fusion qui ne soit pas charnelle mais spirituelle, les volontés se croisent : ainsi « ça passe où ça casse » comme l’on dit familièrement. Mais là encore MERCI DE BIEN LIRE ENTRE LES LIGNES, évidement nous ne sommes pas là pour « créer des cases », simplement dépeindre des situations de rencontre dans des cadres évolutifs différents.

Parents : pas de pression !

Evitez de remuer le couteau dans la plaie (comme certaines mères le font avec emphase), vous êtes fréquemment à la synagogue ou en communauté ? N’ébruitez pas en pleurnichant (à qui voudra bien l’entendre) le célibat de votre fils ou votre fille chérie. Apprenez la discrétion car en pensant faire le bien, il arrive que vous fassiez honte à votre enfant (eh oui !). Il est célibataire, pas lépreux (Hasvechalom). Donc laissez-le respirer s’il vous plaît ! Le temps venu les choses se feront : je reprends une phrase du Chir Hachirim (Cantique des cantiques du Roi Salomon) ce poème entre l’homme et son Créateur témoigne de l’amour que l’homme lui porte. Un passage met en lumière l’attente « Yavo Dodi » , si l’on sort du contexte ésotérique de ce poeme, on doit comprendre combien avant d’aimer l’homme on doit apprendre à remercier le Créateur.

Tout seul ? Futures rencontres : alerte rouge sur…

le concubinage !!! Merci de prendre en compte la gravité des pseudos « essais avant le mariage ». Ne vous en déplaise mais nous ne sommes pas des Goyims (avec tout le respect que je leur dois). Rencontrer un garçon ou une fille, c’est discuter, échanger des idées, développer, apprendre à se connaître , et un jour s’unir sous une h’ouppa pour construire un foyer. Merci donc de ne pas inverser l’ordre  des choses si vous voyez ce que je veux dire.

la précipitation !!! Rien ne sert de courir chers lecteurs et lectrices aux coeurs libres. Sachez que le « Si jeunesse savait…si vieillesse pouvait » n’est pas une blague. Parfois, lorsque l’on prend « le premier venu » (dans un contexte qui n’est pas religieux) on a vite fait d’envoyer les cartes d’invitation pour le grand jour et de faire de fâcheuses découvertes (mensonge, famille pas assez religieuse, double personnalité, jalousie, vices cachés…)

le mariage non-Juif !!! Nous ne sommes pas très nombreux sur cette grande Terre qu’Hashem nous a offert, mais lorsque les cartes sont dans nos mains , jouons plutôt celles de la religion. Je suis peut-être sectaire mais sacrément réaliste. Attendez le temps qu’il faut mais Hasvechalom ne vous éloignez pas de votre judaïsme. Faite-en au contraire une priorité. Hashem de son coté sait ce qu’il vous réserve. Car penser « construire » un foyer avec un non-Juif, de l’autre coté c’est aussi détruire votre identité première.

Je clôture sur un point redondant de l’article : L’amour d’Hashem nous ouvrira de nombreuses portes. Le 15 AV célibataires ou pas vous n’êtes donc JAMAIS seul. En effet , en tant qu’entité Juive nous somme membres d’un peuple. Nous sommes à l’image de notre Créateur. Témoignons-lui reconnaissance et sachons faire preuve de confiance en Lui. Il n’est pas un être qui prie et pratique, qui sera ignoré du D. de miséricorde. Ainsi peut-être (et je vous le souhaite) l’année prochaine sous votre voile de mariée, ou dans l’attente de votre Kala sous la H’ouppa vous pourrez ainsi conjuguer le verbe aimer au pluriel…

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2 thoughts on “Tou Be Av : l’angoisse du célibat”

  1. SARAH REVITAL says:

    TOUT EST DIT 🙂 ET TRES BIEN DIT 🙂
    au debut c est le coup de foudre mais on ne se connait pas vraiment c est l apparence que l on aime chez l’autre apres avec les annees on apprends a se connaitre reellement avec nos qualites et nos defauts nos colères et surtout avec le temps on ne cache plus ce que l on est NOUS vraiment et avec les annees B.H on peut reellement dire JE T AIME à son mari ou vis versa car apres avoir traversé tous ca on peu reellement dire JE T AIME SINCEREMENT A SON MARI OU SA FEMME mais au debut on ne sait vraiment pas qu elle sera notre avenir on a peur du lendemain d une dispute vat’il ou elle partir dans sa famille me quitter NOUS SOMMES VRAIMENT FAIT L UN POUR L AUTRE???….. il faut toujours garder en tete ce que l’on a ressenti la 1er fois ou l’on s est vu comment notre coeur a battu la chamade en le ou la voyant et la on traverse tout vraiment tout.
    enfin c est mon histoire et B.H B.A ca dure depuis 24 ans et amennnn encore de tres tres longue annees

  2. hanna says:

    waw!! bravo tres bien dit!!! je vais me permettre de partagr ca avec d’autres. CE que revital a dit plus haut est tout à fait vrai (mem si je suis encore toute jeune) je vous souhaite encore pleines d’années ds la joie et le bonheur.
    et joyeux tou beav a toutes.

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