Le choix du quartier : une décision cruciale pour le Hinou’h de nos enfants

Nous espérons que les fêtes de Chavouot se sont déroulées dans la douceur et nous reprenons le rythme de l’actualité cette semaine autour d’un thème qui mérite attention : le choix du quartier. Ce dernier, s’appuie bien souvent sur différentes variables. Si l’on se base sur la technique de l’entonnoir l’on ira encore plus en approfondissant: le choix d’un pays, le choix d’une ville, d’une communauté, le choix même parfois d’une rue auront une importance fondamentale sur le futur de nos enfants. L’éducation n’est pas simple, nos choix personnels non plus : entre désir d’acquérir un bien immobilier, envie de voir ses enfants évoluer dans le kodesh (le Saint), et les aspirations diverses d’un couple , le choix du quartier : une décision cruciale pour le Hinouh’ de nos enfants.

La galoute : risque d’assimilation en fonction des quartiers ?

La France, Les US, l’Angleterre, des grandes mégalopoles Européennes aux cités dortoirs à travers le monde : ou sont les Juifs ? Quels quartiers sont religieux, lesquels sont mixtes, lesquels ne le sont pas ? Comment orienter sa décision d’achat immobilier sans prendre le risque de voir un quartier « se vider » de sa fréquentation ? De nombreuses questions se valent d’être posées , et ce type de sujet ne doivent jamais être pris à la légère. Il sera plus facile pour vous de canaliser ce que vous voulez et ce que vous réfutez. Si vous êtes jeûnes parents par exemple : songez aux proximités avec les crèches et établissements, dissociez bien établissements du consistoire et écoles purement orthodoxe (les conditions d’inscription ne sont pas les mêmes). Renseignez vous sur les commerces de proximité (épiceries, boucheries glatt, pressing de confiance pour vérification du Chaatnez, magasins de détails de vêtements Tsniout, coiffeuses et perruquières à domicile, synagogue qui répond à votre minhag, etc…)

Il ne s’agit hasvechalom pas d’un phénomène de ghettoïsation , mais de l’importance de vous habituer vous-même, et de familiariser dès le plus jeune âge votre enfant à voir des gens qui lui ressemble (et en tous les cas, des Juifs). Nous ne prônons pas l’intolérance (chacun vit la religion à son niveau), mais, pour vous, parents religieux il faudra être intransigeant, et veiller à surveiller chaque détail de votre environnement. Seul Hashem décide du futur de nos enfants certes,et parfois des fils de rabbanims eux-mêmes ne peuvent s’assurer d’être « prédestiné » à tel chemin plutôt qu’un autre. Cependant, dans la vie, il est préférable de prévenir plutôt que de guérir donc vigilance !

N’oubliez pas que le Non-Juif (aussi respectable soit il en tant qu’être humain) peut entraîner dans de bien mauvaises moeurs. Côtoyer et respecter l’être humain c’est une chose. S’assimiler en est une autre…Juifs nous sommes, et aussi peu nombreux notre voix se fait entendre au sein d’une débâcle politique quasiment « imposée », nous n’avons d’autre choix aujourd’hui plus que jamais (et particulièrement en France) de nous dissocier des autres par la force de notre Judaïsme et la pratique de ce dernier.

Israël : que penser ? Comment s’orienter ?

Le premier des dangers je dirais c’est d’idéaliser la Terre Sainte en terme de fréquentation. Je sais qu’ici encore certains grinceront des dents (et je m’en excuse d’avance) mais honnêtement, avec tout le respect que j’ai pour notre pays soyons honnêtes : personne n’est à l’abri de s’égarer (beaucoup de goyims, pas mal de différences sociales, des immigrants de pays et de moeurs diverses…). En France vous pensiez être religieux, c’est bien. Mais en Israël , il existe Baruh Hashem une diversité de mouvances, et courants Judaïques. Dans le choix du quartier autant dire qu’il vaut mieux ne pas trop se disperser (surtout dans le choix des écoles de vos enfants). Tout ce qui porte un foulard, ou une perruque ne correspondra pas forcément à votre niveau ou vos aspirations religieuses. Certains respectent la Tsniout bh » (à un certain niveau) mais ne leur parlez pas de porter des collants, ou à l’inverse de sortir avec les orteils à l’air, d’autre feront le hallel pour yom hatsmaout et d’autres pas : quels sont vos désirs au milieu de cette grande vague ? Supporterez vous des voisins qui ne respectent pas shabbat, , ou d’autre qui sortent avec une tsniout vestimentaire bien loin d’égaler la votre (sans prétentions aucune). Et que répondre à un enfant qui désire jouer chez le petit voisin dont la maison est remplie de jeux vidéos et de jouets, alors que votre enseignement est koulo kodesh ? Cela parait futile mais le peuple est encore malheureusement trop divisé, et même si chacun tente de vivre main dans la main, il est certain qu’il faudra apprendre à faire la part des choses entre pratiquants, non pratiquants, orthodoxes (dati leumi et haredim) et ultra orthodoxes car nos choix ne sont pas les mêmes. Nous créons des cases ? Non. Nous mettons en lumière ce qui se passe dans de nombreux quartiers du pays où d’une rue à l’autre les tendances ne sont deja plus les mêmes. Pensez donc à poser les bonnes questions , et faire chéélat rav auprès du Rav de votre communauté, ou de la Yeshiva où votre mari étudie : quel quartier, quel recommandations, quelles aspirations seront en adéquation avec vos choix ? Entre villes en partie religieuses (Netivot, Tsfat, Tibériade, Jerusalem…) et yishouvim (Beitar Illit, Beit Sheimesh, Elad…) mais aussi grandes villes du pays : il faudra bien choisir et se renseigner.

Sachez à présent plus que jamais que l’avenir de vos enfants dépend de vos choix. En vous regardant les enfants savent où ils vont. Vous êtes pour eux une boussole, un repère. Tout petit, ils imitent vos gestes et reproduisent vos paroles. Votre tête couverte dès le matin, votre respect de la téfila, vos rendez vous fréquents à la synagogue, vos habitudes et fréquentations tout cela votre enfant le voit. Lorsqu’ils sont encore petits on dit des enfants qu’ils sont encore « canalisables » mais l’adolescence venue, pensez vous pouvoir interdire à votre enfant telle fréquentation plutôt qu’une autre ? Que faudra-il faire  : faire passer vos désirs de confort matériel pour offrir à votre enfant un avenir religieux. Et ce, afin de poursuivre l’enseignement reçu de vos parents ou au contraire : afin d »offrir à vos enfants l’avenir religieux dont vous n’avez pas bénéficier enfant. Ne négligez rien : tous les coups sont permis pour donner à votre enfant amour de la torah, enseignement de la Tsniout, bonnes fréquentations et l’emprunt d’une route que VOUS avez choisi. Nous tenons l’avenir de nos enfants dans nos mains, attention à bien élire le quartier qui nous ressemble.

3 thoughts on “Le choix du quartier : une décision cruciale pour le Hinou’h de nos enfants”

  1. Ivana says:

    Entièrement d’accord avec cet article! Le choix du quartier est primordial, moi qui ai grandi dans une banlieue du 93 avec rien de Cacher à côté et ayant fréquenté une école laïque, je n’ai pas toujours compris le choix de mes parents mais chaque chose que fait Hachem est pour le bien et B »H cela n’a fait que me pousser davantage à évoluer dans le chemin de la Torah. Je sais que d’autres Juifs que je connais n’ont pas eu la même chance que moi et que la plupart sont malheureusement tombés dans l’assimilation. Il est donc capital de bien réfléchir à l’endroit où l’on fonde notre foyer si l’on veut faire perdurer toute la splendeur de notre religion…
    Merci Tsniout Mag’ pour tous ces articles de qualité!

  2. miryam saroussi says:

    COL A CAVOD TORAH NACHIM LE PLUS IMPORTANT DANS LE HINOUH DE NOS ENFANTS C EST DEJA LE CHOIX DE LA MAISON REGARDER S IL T A UNE SYNAGOGUE UNE ECOLE JUIVE UN SUPER DE PRODUITS CASHERS UN MIKVE ET AUSSI QUI SERONT NOS VOISINS….AVEC CELA ON PEUT ETRE DEJA SE RASSURER SI TOUTES CES CONDITIONS SONT RASSEMBLEES MAIS ON DOIT COMMENCER DANS SA MAISON LE HINOUH ET NOS ENFANTS SERONT MIEUX PARES POUR MALHEUREUSEMENT CONFRONTER LES ALEAS DU DEHORS (PRISSOUT) …SHAVOUA TOV OUMEVORAH A VOUS ET A TOUTES VOS FAMILLES ET ATSLAHA POUR VOTRE MAGAZINE JE SUIS DE TOUT COEUR AVEC VOUS….miryam

    1. Audelia B. says:

      Miryam votre soutien nous viens droit au coeur, et si de si beaux messages nous parviennent, c’est que notre message à nous (coté rédaction) n’est pas dénué de sens.
      Soyez bénie d’Hashem.

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