La femme Juive : un retour aux valeurs culinaires

En cette veille de Pourim nous sommes heureux de vous retrouver afin de partager avec joie et sourire en ce mois de Adar  les retours aux sources et tendances. Enfants, parents, maris, aux fourneaux, comme au boulot , la femme est polyvalente et s’attelle à de nombreuses taches qu’elle accomplit avec mérite. Tsniout magazine c’est l’occasion de célébrer la Lady dans toute sa splendeur, et nous à la rédac’ on aime se promener et faire le tour des actualités qui la concerne. Cette semaine notre attention est attirée par le sucre et la bonne odeur des fours chauds ! Faites tourner vos Kenwood et Kitchen aid, la femme revient sur le devant de la scène culinaire avec un véritable retour aux sources digne de travaux de grands pâtissiers et cuisiniers ! Finitions impeccables, couleurs gourmandes, prises de risque, tables de chabat garnies et repas gourmet, cela n’est pas pour nous déplaire la vue et les sens sont en émois et nos Eshet Hayil modestes et pourtant occupées tantôt par une activité professionnelle dense tantôt par une famille à tenir, voire bien souvent les deux nous offrent pourtant un véritable retour aux valeurs.

Quoi de mieux pour décrire l’intensité de ce retour que de choisir deux jeunes femmes, épouses et mamans accomplies comme témoins de cette réussite culinaire. L’une est Parisienne, et l’autre vit à Jérusalem. Deux femmes. Deux caractères. Likées sur Facebook par de nombreux gourmands. Deux personnalités qui nous livrent un peu de leur magnifique univers haut en goût et riche en couleurs. La cuisine elles l’aiment, et elles se livrent à Tsniout Magazine le temps d’une micro interview.

L’on commence avec Sarah, des créations régulières, gourmandes, des choix de couleurs et de recettes à la fois complexes et raffinées.

Tsniout mag : Sarah bonjour,  je penses qu’au même titre que la rédac’ tu auras remarqué en arpentant blogs et réseaux sociaux que la femme Juive désire véritablement un retour aux sources culinaires et pâtissières qu’en penses-tu ?

Sarah E. Je pense qu’il y a une envie de retour aux sources, de retrouver les saveurs de l’enfance et surtout de les transmettre autour de soi, que se soit envers ses enfants, sa famille ou ses amis! le partage et le plaisir sont les mots clés de nos jours. 530719_10152406251400507_537292556_n

 Tsniout mag : Dresse nous un portrait de ce que tu aimes faire et créer ? D’où est ne cet amour de la pâtisserie et de la finition ?
Sarah E.  L’amour de la pâtisserie (et de la cuisine en général) est né il y a bien longtemps! Petite étais toujours en train de regarder pour essayer de reproduire à mon tour, de faire comme les grands pour qu’après on soit fière de moi! En grandissant on essaye de mettre sa touche personnelle pour faire encore mieux!! La pâtisserie, c’est comme un tableau, en fonction des goûts, des saveurs, des textures présentes, on peut y découvrir la personnalité de chacun ou son humeur du moment.
Tsniout mag  : On parle beaucoup du « macaron » nombreuses s’y essayent et les tiens sont a croquer , comment la macaronite te vient -elle le matin ? Comment choisis-tu ganaches et couleurs ?

Sarah E.  Les macarons c’est une grande histoire, j’avais pris un cours chez des chefs il y a moins 15 ans de cela!! Il m’était impossible de le reproduire a la maison! Pendant longtemps j’ai rangé le matériel dans le placard j’ai mis une croix sur ce gâteau! Puis m’est revenu soudain a l’esprit ce petit gâteau que les grands remettaient en avant, j’ai dis impossible qu’il me résiste je réessaye et depuis c’est l’amour fou entre nous!!! Je choisi mes ganaches et mes couleurs en fonction du temps, de l’envie du moment ,soit je reste classique, soit je pars dans un élan de créativité ! 1798585_10153757951285507_163363853_n

Tsniout mag  : Comment ton mari et tes proches réagissent face a des créations qui ressemblent bien souvent a des créations de petits chefs ?
Sarah E.  Les proches et le mari sont très fiers je pense d’avoir ça a la maison et régulièrement par contre j’attends de leur part toujours les critiques pour encore me surpasser
 Tsniout mag  : Tu viens de créer un petit groupe sur Facebook qui allie Torah et conseil culinaire , a ce sujet arrive tu a trouver un équilibre entre des pâtisseries souvent issuent de chefs du monde hol et la halaha (ex pâtisseries aux fruits rouges, etc…..) que recommande tu ?

Sarah E. Aujourd’hui il est facile de reproduire les gâteaux et délices de grand chefs, les produits cacher ont bcp évolué et se sont diversifiés! Il manque encore des choses mais ça viendra bh

 Tsniout mag : Quels sont tes projets culinaires pour l’année en cours bh ?
Sarah E. Pour les projets culinaires,quelques idées en tête a développer au moment venu bh et j’espère surtout faire aimer aux personnes autour de moi le monde de la cuisine et de la pâtisserie en apportant conseils, et photos !!
Second interview à présent d’une autre amoureuse de la grande pâtisserie j’ai nommé  Tikvah Atlan, elle réside à Jérusalem et a bien voulu nous accorder de son temps afin de nous parler de cette jolie passion qui illumine ses tables des chabat et yom tov !
 Tsniout Mag : Bonjour Tikvah c’est via les réseaux sociaux que nous avons eu plaisir à faire ta connaissance et avons découvert tes superbes créations pâtissières , au début nous avions même penses que tu étais professionnelle BH parle nous un peu de ce talent ?
Tikvah Atlan : J’ai commencé à pâtissier il y a à peu près un an. Cela faisait des années que je faisais un seul et unique gâteau « le millefeuilles ». A chaque fois que nous passions des fêtes ou chabbatots en famille a la demande générale je préparer le fameux millefeuille que je reussisser apparemment très bien. Jusqu’au jour ou j’en ai eu marre et j’ai donc décidé de varier. J’ai testé la forêt noir….puis le trianon (royal au chocolat) et je me suis découverte une nouvelle passion.

Tsniout Mag : La tendance du « fait maison » revient beaucoup à la mode qu’est ce qui te plaît dans le fait de « créer » ?

Tikvah Atlan : Ce qui me plaît dans le fait maison c’est tout simplement la satisfaction que j’ai à voir le résultat après quelques heures de travail. De voir la tête de mes enfants quand ils ouvrent le frigo avant chabbat et quil découvrent le gâteau préparé par maman lih’vod chabbat avec leurs petits yeux brillant. Et bien sur les compliments de mon mari à la dégustation (je précise que mon mari n’aimais pas les gâteaux avant que je m’y mette).

Tsniout mag : Quels sont tes « grands classiques » et as-tu un répertoire de pâtisseries ou tu cuisines plutôt au feeling ?

Assortiment de mignardises par Tikvah Atlan

Assortiment de mignardises par Tikvah Atlan

Tikvah Atlan : J’ai bien entendu un livre de recette que j’imprime de différents sites internet. Mais dès le lundi je me met à fouiner dans mes sites préférés pour trouver des gâteaux que je n’ai jamais encore fait pour changer. Mon grand classique du moment reste le fraisier étant donné que c’est la saison des fraises en Israël. Mais sinon la tarte au citron et le trianon font fureur dans ma famille.

Tsniout mag :  Le rôle de la Eshet hayil (sans aspect réducteur) est aussi un bel accomplissement en tant que dresseuse de grandes tables et préparatrice de met raffinés : quelle est ta vision de la femme Juive à ce niveau ?

Tikvah Atlan : Je pense que la beauté du chabbat est entre les mains de la femme. Évidemment c’est elle qui s’occupe de la propreté de la maison ainsi que de la préparation dess repas et desserts. Je pense qu’à ce niveau là, la femme a un très dur travail mais aussi très beau à mes yeux. Je prépare chabbat avec beaucoup d’amour et j’y pense déjà le dimanche pour m’organiser afin de ne pas être dépassée et donc de ne pas pouvoir faire tout ce qu’il faut pour avoir la satisfaction du travail fini et accomplit.

Tsniout mag : Si tu en avais la possibilité désirerais tu te lancer à ton compte ou en extra de ton activité salariale ou préfères tu garder ce talent pour les tiens ?
Tikvah Atlan : Récemment j’ai eu plusieurs propositions de personnes qui me demandent de leur vendre mes gâteaux pour chabbat j’ai été très touchée évidemment et cela me donne énormément confiance en moi mais j’ai malheureusement été obligé de refuser car être maman de trois enfants b »h, préparer mon chabbat travailler à l’extérieur et vendre des gâteaux cela me semble impossible pour le moment. J’espère pouvoir le faire quand mes enfants auront bien grandi b »h je compte m’y mettre car j’aime vraiment ça. Pour le moment cela reste un plaisir pour ma famille seulement.

Tsniout mag : Quels sont tes conseils à une jeune mariée ou une femme qui débute en pâtisserie ?

Tikvah Atlan : J’ai une devise qui dit… on fait avec se qu’on peu et comme on peux. Et personne n’est parfait. Tant qu’on le fait avec amour alors c’est le plus important et c’est ce qu’il nous fera avancer. Je pense que l’envi d’une jeune mariée avant tout c’est de faire plaisir a son mari et de lui montrer de quoi on es capable alors chacune a c’est points fort il ne faut pas avoir peur de les mettre en valeur.

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