L’obligation de se couvrir la tête dans le Judaïsme

hqdefaultIl convient de bien comprendre le point de vue de la rédaction avant lecture de l’article. Notre devoir n’étant pas de juger la femme qui ne se couvre pas les cheveux. Notre devoir étant de clarifier une situation parfois floue dans l’esprit collectif. S’interesser à la question c’est aussi un début. Pour le reste : vos cheveux sont couverts ? Soyez dignes de louanges et travaillez vos midottes (mesures, valeurs) ! Vos cheveux ne le sont pas? Soyez autant dignes de louanges et  de vivre votre judaisme en rendant compte à Hashem chaque instant d’un coeur pur. C’est l’essentiel.

Citation issue du  Zohar Ha-Kadosh

Rabbi ‘Hizkiya dit: « La malédiction s’abattra sur le mari qui laisse sa femme montrer le moindre cheveux à l’extérieur de son foulard« . Ceci fait partie des principes de pudeur au sein du foyer. Cette négligence entraînera la pauvreté du foyer. S’il en est ainsi à l’intérieur de la maison, qu’en est il dans la rue ?!« .

En cette veille de paracha Ekev nous sommes heureux de vous retrouver. Tsniout mag’ c’est des tendances, c’est l’envie de comprendre la pudeur Juive et son pourquoi, c’est l’envie d’avancer. Dans notre tirage au sort des thématiques redondantes mais non moins importantes : l’obligation de se couvrir la tête dans le Judaïsme. Perruque ou foulards, bibis décoratifs ou serre-tête sur perruque, turbans, snoods, on est libre de son choix lorsque l’on a des rabbanims sur qui s’appuyer. Mais bien comprendre l’obligation est d’autant plus valeureux et je dirais primordial ! Retour sur la question.

Se couvrir la tête est une obliagation de la Torah (Dite Déoraita)

Vous désirez vous couvrir la tête ? Vous avez envisager la question en la contournant ? Vous êtes future mariée (homme ou femme d’ailleurs) et vous êtes en phase de Techouva ? Vous êtes tout simplement issue d’une famille religieuse mais avec le temps et malgré vos études en séminaire vous perdez pied quant au sens réel de se couvrir la tête ? Vous avez mûri, êtes mariée et avez pris la décision avec votre conjoint de franchir le pas ? Alors cet article vous concerne et nous concerne tous et toutes. Il ne suffit pas de répondre à une des questions précédentes, il faut simplement vouloir connaître le sens de l’obligation. Juif ou pas s’intéresser à la question par devoir et/ou par culture voilà tout. Alors on commence :

Il est impératif de ne pas penser à tort (A D.ne plaise) que se couvrir la tête est une fantaisie, ou un simple « décret » du Judaïsme qui reviendrait « au goût du jour ». Que l’on se mette bien d’accord. La femme Juive a le devoir et l’obligation de se couvrir la tête. Qui le dit ? La Torah nous le dit. En voici quelques sources, et afin de ne pas les recenser bêtement il faudra en analyser le sens et s’y référer en ouvrant livres et ouvrages.

Le ‘Houmache Ce dernier ramène dans le passage : Berèchit 24, 65 Lorsque Rivka Iménou approcha de son futur mari Yts’hak, elle se couvrit la tete. La Torah enseigne ici une règle de tsniout (Pudeur) une jeune fille devra  s’incliner et se couvrir d’un voile devant l’homme qui sera son époux.

La Mishna Broura (Chap.75 paragraphe 14) qui rapporte que se couvrir les cheveux est un devoir de la Torah relatif et obligatoire. Le Maguen Avraham s’y réfère en insistant au nom du Zohar ha kadosh , avec à l’appui cette importance cruciale pour la femme qu’elle soit au sein de son foyer ou évidemment en dehors.

Encore une fois, il est difficile de juger et de considérer (d’un angle Toraique) que la femme qui se couvre les cheveux agit dans la Mitsva pure et que si cette dernière ne le fait pas elle dans le issour ou la Avéra (interdit). Mais la Torah nous prouve à de nombreuses reprises que le faire lui procurera source de bonheur et grands bienfaits et que par conséquent cela est vivement recommandé.

Le Choul‘han ‘aroukh La femme mariée ayant la tête découverte est perçue comme si dévoiler sa chevelure était nudité (attention ça n’est pas moi qui le dit mais nos sages). Séar icha erva (Les cheveux de la femme sont comparable à la nudité). Donc de nos jours encore plus il est recommandé de considérer ce point hilh’atique comme une obligation (section or hahaim 75,2 du Choulh’ane arouh »).
Autrefois (au risque de paraître primitive avec ce rappel, Igueroth Moché, Evène Ha‘ézèr 1, 114)  une femme mariée qui ne se couvrait pas la tête devant son mari encourait le risque de se faire répudier par ce dernier (attention de nos jours ce décret n’est plus mis en exergue du fait que nulle femme n’est censée en connaître l’existence).

La Guemara -et n’utilisons pas le prétexte de certains « la guemara ca n’est pas de la Halah’a » car les passages cités ne sont pas non plus rapportés par des marchands de sables mais par nos sages- ainsi dans le traité Ketouvoth passage 72a: « il est honteux pour les filles d’Israël d’avoir la tête découverte. Une femme doit couvrir ses cheveux lorsqu’elle est en public. » (On ne peut faire plus explicite) !

Je ne citerais pas à nouveau les passages de la femme Sota pour qui l’humiliation publique de l’époque pour une femme adultère ou soupconée d’adultère était de voir sa natte ou chevelure mise à nue. (Guemara) cf article « Se couvrir la tete, mais pourquoi ? »

Voici une parenthèse close sur un petit rappel qui nous paraissait plus qu’évident. Après oui il ne s’agit pas de simplement lire et d’appliquer de manière bete et méchante. Il faut agir en humain. Comprendre le sens profond de la chose. Agir en consultant des rabbanims en demandant pourquoi ? Aller au-delà des mots, oui bien au delà d’un simple article. Derrière l’obligation il y a le sens. Le Judaisme n’est pas un recencement simplet de faits et de devoirs. Le Judaisme se vit. Vous etes à la synagogue ou sur un lieu Saint : couvrez-vous les cheveux ! Vous pelerinez un proche : couvrez-vous les cheveux ! Vous témoignez respect à la halah’a (loi Juive) alors ne prenez ce texte que comme une ébauche, une ouverture sur votre monde futur, sur les merites qui en découlent. Assistez à des cours de Rabbanites et rabbanims sur le thème. Vous avez le droit de ne pas savoir ! Mais vous avez aussi le devoir de vous informer !

Tsniout Mag’ -Tous droits réservés – Reproduction interdite ®  

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *