La Chemita : parlons-en

La Chemita c’est quoi ?

La Chemita peut être définie comme une obligation de la Torah pour laquelle il convient de laisser le sol de la Terre d’Israël au repos une à deux année durant . Chemita est un mot (comme de nombreux autres dans la langue hébraïque) qui prend racine au travers du verbe Nichmate (Abandonner, Laisser partir, Lâcher prise). Tous les sept ans, on laisse donc la terre d’Israel au calme et il est interdit de semer ou cultiver sur ses sols et évidemment de récolter et de consommer le fruit de cette dernière. Mais afin de ne pas amoindrir le sens pur de la Chemita nous allons rentrer plus en profondeur sur le thème afin d’éclairer les esprits ou d’étoffer tout du moins la notion de Chemita.

Ajoutons à cette maigre définition la volonté du Tout Puissant dans sa miséricorde et son désir de justice d’avoir positionner cette septième année de chemita comme un devoir d’égalité au sein du peuple Juif, une volonté de renforcer devoir, unité, humilité. En rendant aussi à Hashem notre reconnaissance pour toute sa générosité (année des annulations de dettes, équité envers son prochain, mise à jour des créances anciennes, etc…….) nous vivons à travers la Chemita l’essence même  de notre amour envers notre Créateur. Le moyen de nous souvenir que nul homme ne possède la Terre et que tout fruit (dans son sens moral et matériel) est l’oeuvre du Tout Puissant avant tout !

L’avis des Possekims : les permissions et leurs limites

Tout Juif aura la possibilité de consommer des fruits ainsi que des légumes dans le cas ou ses derniers auront été cultivés sur la Terre d’Israël obligatoirement l’année précédent la Chemita.

Si la Terre est louée ou vendue à un étranger (ex un agriculteur Arabe) durant l’année de la Chemita il sera permis à un Juif d’en consommer. Mais là encore lecteurs de Tsniout magazine prudence ! Comme toutes choses liées à notre Sainte Torah tout n’est pas si simple et ce dernier point a fait par le passé l’objet de nombreuses discussions auprès de Hazal (Nos sages de mémoire bénie). Rabbi Yossef Caro (auteur du Saint Choulh’ane arouh) exprimait ainsi sa position de cette manière : d’après lui  une parcelle de terre d’Israël cultivée et appartenant à un étranger, serait de nature a ôter  la Kedousha* (sainteté) de la terre et par conséquent il serait donc possible d’après ce dernier de consommer fruits et légumes sans avoir pour autant à pratiquer de Maaser (le Maaser est un pourcentage de nos récoltes et gains calculé et extrait de nos bénéfices à reverser aux plus pauvres ou démunis, dans le cas de la Chemita il s’agit d’un Maaser agricole où une partie de nos achats sont mis de coté ).L’avis de Marane (Rabbi Yossef Karo) obtenu par ailleurs appui et soutien auprès de nombreux  hauts décisionnaires dont Marane Ha Hida (zatsal). Dans le doute il sera toujours important d’agir sous avis rabbinique et de suivre les traditions familiales et les origines (ex tout dépendra les décisionnaires que vous aurez l’habitude de suivre au quotidien en fonction de vos rites et coutumes faites toujours chééla).

En revanche il sera formellement interdit de consommer ses mêmes produits de la Terre si ses derniers proviennent d’une production Juive (cultivé sur la Terre d’un Juif) en eretz Israël sans la surveillance d’un Beth Din (cf Plus loin notion de Otzar Beth Din). La commercialisation des récoltes de la Chemita sont formellement interdites comme dit plus haut ! Cette interdiction s’applique à l’acheteur et surtout au vendeur. Nos sages expliquent que toute personne qui commercialiserait les fruits d’une récolte non autorisée l’année de la Chemita n’en percevrai au final aucune bénédiction, ni dans ce monde ni dans le monde futur.

Traiter les récoltes Saintes avec le plus grand respect

L’année de la Chemita verra se dérouler un grand nombre de règles importantes qui constituent pour le peuple Juif un devoir de dévouement au Tout Pussant. Il conviendra de redoubler de vigilence envers les fruits et les légumes plus encore que la normale. Veiller à ne pas jeter ou abîmer un fruit ou un légume, ne pas donner les restes à un animal, vérifier qu’un fruit soit véritablement non consommable avant de le jeter, les récoltes de la Chemita devront scrupuleusement être réservées à la consommation et non au commerce ou autre démarche précédemment citée comme nourrir un animal. De même un enfant sera éduqué dans ce sens BH , il devra apprendre la valeur et la Kedousha des fruits et légumes durant  toute cette année.

D’après Rabbi Itshak celui qui respecte les Lois de la Chemita est considéré comme un héros puissant de par le fait qu’il abandonne son champ et son labour une année durant, et qu’il maitrise toutes ses pulsions matérielles en laissant autrui cultiver son bien.Scrupuleux de respecter les Lois d’Hashem et de prendre sur Lui une année durant dans le but de répondre à la parole Sainte symbole de courage et de délivrance future.

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