Parachat Vaet’hanan ou comment s’attacher à Hachem

« Et vous qui êtes restés fidèles (qui êtes restés attachés) à l’Éternel, votre D.eu, vous êtes tous vivants aujourd’hui !
Voyez, je vous ai enseigné des lois et des statuts, selon ce que m’a ordonné l’Éternel, mon D.eu, afin que vous vous y conformiez dans le pays où vous allez entrer pour le posséder. » (Devarim 4:4-5)

Rav Shlomo Zalman Auerbach z »l a écrit sur ce passage :

La mitsva d’étudier la Torah est plus grande que toutes les autres mitsvot, comme il est dit dans Michlé (3:15) « Elle est plus précieuse que les perles, tes plus chers trésors ne la valent point. »
Par ailleurs, le Talmud Yeroushalmi déclare que non seulement rien dans ce monde n’égale l’étude de la Torah mais l’étude de la Torah est ce qui donne la vie à ce monde et le monde futur.

La guemara dans Ketoubot (111) rapporte que Rabbi Ele’azar a enseigné que « Ceux qui restent ignorants à la Torah ne vivront pas la résurrection des morts ». Quand Rabbi Yo’hanan a entendu cela, il a objecté aux paroles de Rabbi Ele’azar ! En effet, selon Rav Auerbach, Rabbi Yo’hanan reconnaissait que certaines personnes pouvaient être prises par le travail pendant de nombreuses heures ce qui les empêchaient de s’investir de façon prolongée dans l’étude de la Torah.

Rabbi Ele’azar répondit à cela : Je base ma position sur un verset, cependant pour ces personnes, j’ai une solution. La Torah dit (dans notre verset cité plus haut) : « Et vous qui êtes restés attachés à l’Éternel, votre D.eu, vous êtes tous vivants aujourd’hui. Est-il vraiment possible de s’attacher à Hachem vu qu’il est un feu dévorant ? demanda Rabbi Ele’azar. En vérité, si quelqu’un marie sa fille à un érudit en Torah, s’il fait des affaires avec un érudit en Torah, ou s’il permet à un érudit en Torah de bénéficier de sa propriété, c’est comme s’il s’était attaché à la Chekhina. » (la Guemara s’arrête ici)

Rav Auerbach explique cela de la manière suivante : si vous prenez un morceau de parchemin classique et que vous écrivez dessus des paroles de Torah ou bien encore le texte que l’on écrit pour une mezouza, ce morceau de parchemin classique devient saint. Pour aller plus loin, si l’on grave la sainte Torah sur les tablettes de son cœur (pour paraphraser Michlé 3:3), Hachem gardera cette sainteté afin qu’elle ne soit jamais perdue et dans le futur, Hachem ressuscitera cette personne.

Rav Auerbach continue en disant que, de la même manière que tous les instruments qui servent au Sefer Torah prennent de la sainteté du Sefer Torah lui-même, alors aussi ceux qui soutiennent les savants de la Torah sont sanctifiés comme les érudits en Torah eux-mêmes. C’est pourquoi nos Sages disent dans le Midrash Tehilim, « Celui qui aime la Torah aime la vie elle-même. »

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