17 Tammouz : la brèche exterieure et…intérieure

Jeûne du 17 TammouzTsniout Mag’ voulait dire un petit mot pour marquer le jeûne du 17 Tammouz et l’entrée dans les 3 semaines de Bein Hametsarim qui furent si dures pour notre peuple. Pourquoi un petit mot car un jeûne, en plus de commémorer un évènement est également là pour servir de remise en question.

Nous savons que le 17 Tammouz commémore ce que l’on appelle couramment « la première brèche » dans le mur du Temple qui a eu lieu en l’an 69 de l’ère vulgaire. Cette brèche a permis à l’ennemi de rentrer à Jérusalem et de détruire le Temple.

Le Jeûne que nous commémorons ce jour est d’après le prophète Ze’haria, un des 4 jeûnes qui commémore la destruction de la ville de Jérusalem et du Beit Hamikdach.

Dans les temps messianiques, nous savons que ces 4 périodes changeront leur caractère et deviendront joyeuses comme le dit le verset dans Ze’haria (8:19) :
« Ainsi parle l’Eternel : Le jeûne du quatrième mois et le jeûne du cinquième, le jeûne du septième et le jeûne du dixième mois seront changés pour la maison de Yehouda en joie et en allégresse et en fêtes solennelles. Mais chérissez la vérité et la paix! »

Si on observe bien ce qu’à dit le Navi on peut s’interroger sur la formulation. En effet, on peut avoir la foi et se dire que l’obscurité va se transformer en lumière et la tristesse en joie mais quel est le rapport avec le fait de chérir la vérité et l’amour ?

En fait, Ze’haria a voulu nous enseigner 2 approches dans la destruction du Beit Hamikdach : une destruction extérieure et une destruction intérieure.
Pour ce qui est de l’extérieur, il nous suffit de blâmer l’ennemi par contre pour ce qui est de l’intérieur, c’est bien différent et beaucoup moins évident puisque c’est nous-même que nous devons blâmer.

Évidemment le but n’est pas d’excuser la sauvagerie et la cruauté de l’ennemi ‘hasveshalom, mais le Navi veut mettre en exergue le fait que dans une communauté où la vérité et la paix ne sont pas honorées, cela conduira inexorablement à une désintégration sociale ce qui mènera l’ennemi à rentrer plus facilement, ce qui lui permettra de donner libre court à ses envies destructrices.

Inversement, si nous faisons tout pour élever la qualité de notre société, nous réussirons à atteindre une telle force intérieure que cela nous permettra de tout surmonter. Et l’on se rendra alors compte que pour nous, rien n’est impossible, pas même la reconstruction du Temple…si D. veut de nos jours…AMEN !

La Rédaction de Tsniout Mag’ vous souhaite un Tzom Kal à vous ainsi qu’à votre famille !

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