Ce que j’ai pensé du film « Rebecca » sur Netflix

De retour sur la fashion blogosphère cette semaine, je reviens vous donner des news de mon petit planning. Honnêtement les journées sont assez bien remplies, entre rendez-vous téléphoniques, (être présente malgré tout pour la scolarité des enfants qui sont pour le moment sans écoles au vu de la crise sanitaire), mes découpes et préparation de collections …Bon vous avez saisi ? Comme pour vous, comme pour tous, c’est la course !Résultat des courses la nuit tombe, on fait un break puis on se promet un moment lecture (mais la nuit le bouquinage a un terrible effet narcotique sur moi, donc somnolence garantie avec Morphée au bout du chemin) . L’option lecture définitivement oubliée on se rabat sur Netflix qui selon le choix du programme vous dispense de trop réfléchir (oui je sais c’est faux et méchant lol)


Le film Rebecca est apparu dans mon menu Netflix hier soir comme par enchantement, et je vous laisse deviner mon emotion au visionnage du trailer, entre le vertige des tenues du début années 20 (mais en fait travaillé au minimalisme prêt donc grosso modo rien de fou), décor d’ouverture sur Monte Carlo, (ambiance cinq étoiles luxe) il ne ma pas fallu longtemps pour que je signe. Rebecca est à l’origine l’adaptation premiere du maitre de l’angoisse et un de mes réalisateurs cultissime, j’ai bien sur nommé Monsieur Alfred Hitchcock.

Parenthèse pour préciser que mon blog mode fait référence au cinéma dès que j’y vois un attrait fashion et autant dire que les supports medias tels que Netflix ou Amazon Prime Movie nous offrent un panel de séries et pellicules aux personnages modes iconiques (ex Strangest things, Hollywood, Les demoiselles du téléphone et évidemment Emily in Paris…pour ne citer qu’elle).

Les trois choses que j’ai adoré dans la réadaptation 2020

  1. La présence de Kristin Scott Thomas (Alias Mrs Danvers). Quintessence de la beauté et de la classe, elle a ce charme Anglo saxon qui vous scotche à l’ecran. Le film étant très moyen (ah bah si !) autant vous dire que c’est ELLE qui tient la tète d’affiche, mais pas que. Vous jetterez également un oeil avisé sur ses tailleurs impeccables et mieux encore sur ses chemisiers en soierie aux cols parfaits qu’elle porte en dessous : jeu d’actrice, suspense insoutenable et froideur : the whole package. Son regard vous transporte dans le bel Hitchcock des années 40 a l’oeillade azur et meurtrière.
  2. Ann Dowd est de retour et elle est toujours aussi méchante (si si comme Orangina Rouge). Cette actrice ne vous dit sans doutes rien au niveau du nom, sachez pourtant que cest la marâtre qui brutalise les filles dans The Handmaid’s Tale (La servante Ecarlate sur la chaine câblée Hulu). Au début du film elle emploie l’adorable protagoniste (Lily James) comme dame de compagnie-plus exécutante de ses caprices et fanfreluches qu’autre chose-elle va s’evertué à la traiter comme une moins que rien, lui rappelant sans cesse son rang inferieur et sa position sociale quasi nulle. Et vous savez quoi ? On aime ça…Elle reste ainsi fidèle au poste : on a envie de dire : Tante Lydia sort de ce corps.
  3. Une Lily James tout en beauté qui laisse entrevoir sa douceur Britannique mêlee au jeu de la Queen des actrices Anglaises (K.S Thomas) nous offre un jeu attachant au cœur d’un drama certes un peu  terne mais avec une vision d’amour réconfortante a la fin. En cette période de Covid ca ne peut pas faire de mal…
  4. Et Rebecca dans tout ca ?  Vous savez quoi c’est sans doute le fantome le plus vivant qu’il m’ai été donné de voir en film (depuis The Nun yareuuubiiii). Son spectre est vivant et danse autour des personnages dont elle se joue. J’avais un instant,vraiment envie d’etre elle et je ne suis vraiment pas la seule à l’avoir ressentie. Cette belle brune aristo, parfaite,declassée,aimée, qui semble (je ne spoile pas ok) avoir fait un parcours sans fautes. A tel point que meme sa mort est digne d’une légende c’est vous dire !

En bref …

J’aurais sans doutes aimé que le réalisateur se lâche et prenne plus de libertés quant à ce choix d’adaptation plutôt fade et ennuyeux. Armie Hammer a quant à lui plus un role de porte manteau que de mari aux secrets sombres , on ne lui enlèvera cependant ni l’accent Anglais forcé, ni le charme.

Je n’insulterais pas non plus Hitchcock en parlant de copié collé (car honnêtement si ca avait été le cas, cela  aurait voulu dire que la version 2.0 a subi un échec de download.. Vous voulez mon avis ? Laissez vous quand meme aller à ce conte de fée moderne qui nous remet tra vite les pieds sur terre. Ca détend, ca énerve (oui le personnage de Mrs de Winter est attachant et on a de la peine pour elle parfois).Pour ma part j’aurais teint les cheveux de Lily au Olaplex afin de lui rendre la blondeur Nordique des icones d’Hitchcock (Cqfd Grace Kelly), j’aurais opté pour des tailleurs Chanel ajustés et des mondanités ambiance années folles plus que bal masqué.

Je referais bien le monde et ce remake mais mes petites collections m’attendent et j’ai déjà hate de vous retrouver semaine pro avec une petite surprise. Affaire à suivre donc…

Audelia B.