Quand le désir d’être mère et celui de retourner travailler se bousculent (1)

Cet article se divise en deux parties dont voici la première :

Talmud, traité Baba Métsia page 59A :   » La bénédiction ne demeure dans la maison d’une personne que grâce à sa femme  »

Tsniout Mag’ avait à coeur (et a toujours à coeur d’aborder des thèmes psychologiques et hilh’atiques qui tournent autour de la femme Juive et de ses besoins), aujourd’hui nous jetons un regard attentif au monde du travail et aux volontés diverses d’insertion ou de ré-insertion dans la vie active de cette dernière. De nombreuses femmes de tous les horizons : religieuses ou de familles très pratiquantes, voire simples traditionalistes se retrouvent aujourd’hui en dilemme avec elles-même, hésitant entre le désir d’accorder plus de temps à leurs chérubins et leur éducation, au foyer et à sa construction ou à un retour partiel dans une activité extra-foyer. Parmi les nombreux sujets qui méritent attention : le retour à une activité professionnelle est un thème central : pourquoi ? Car, parfois dans un monde religieux fermé, ou dans des foyers où le dialogue reste limité autour de certains sujets, on n’ose pas toujours aborder certains désirs (par pudeur, ou par timidité). En effet , il n’est pas rare de croiser des femmes lumineuses qui brillent par leur fabuleux talent de mères au foyers depuis plusieurs années, mais qui éprouvent pourtant (et cela est tout à fait humain) le désir de retourner vers une activité professionnelle. Quand le désir d’être mère et celui de retourner travailler se bousculent : l’article du jour dans Tsniout Mag’.

photo de Greg Henshall

photo de Greg Henshall

Des racines et des ailes

Venir d’une famille froum ne doit jamais nous éloigner de ce que l’être humain  possèdent en lui : des désirs. La religion Juive offre différentes possibilités à la femme que certains déforment à leur goût. Ainsi il n’est pas rare de retrouver des clichés sur les lèvres de certaines personnes du type « les femmes à la maison, les hommes au travail« . Non je n’exagère pas. Ce n’est pas toujours en se conformant à des choix halah’iques que ces réflexions voient le jour, mais aussi parfois parce qu’une certaine forme de petitesse d’esprit empêchent parfois quelques uns de voir le monde avec un oeil Juif hagard plutôt que voilé. Je m’explique, loin de toute exagération (le monde est fait de différents états d’esprits donc pas de généralités). Voici quelques options envisageables (il en existe beaucoup d’autres nous ne sommes pas là pour « réduire » l’objectivité de la chose, mais pour citer quelques cas généraux) que la religion Juive nous offre :

– Mon travail c’est mes enfants ?  Je peux me le permettre bh.

Votre mari gagne bien sa vie, il étudie le matin (au Kolel) et travail le reste du temps ou travail à plein temps ? Vous pouvez donc faire le choix de vivre vos grossesses, puis, d’élever vos enfants à la maison ? Pourquoi pas ! L’essentiel est de pouvoir en discuter à deux. Savoir s’asseoir autour d’une table pour apprendre à « communiquer ». Oui je veux rester à la maison. Et oui je veux profiter de ce temps pour être mère à temps plein (physiquement parlant).En revanche, voici le point sur lequel il faudra insister (aussi bien du coté de la femme que de l’homme) : si demain vous souhaitez reprendre une activité en dehors du foyer (un travail à mi-temps ou temps complet) personne ne doit vous en empêcher. Si chacun est d’accord sur ce point demain vous n’aurez pas de reproches à faire à votre époux, car tout aura été mis au clair. Vous aurez joué carte sur-table et personne ne vous tiendra « coupable »  (je cite) « d’abandonner » vos enfants dans des crèches et ganims. Votre travail est honorable et vous le vivez pleinement comme n’importe quelle activité de bureaucrate ou autre. L’enrichissement n’est pas quantifiable (fatigue, don de soi, équilibre, patience,humour, etc…) , tant le bonheur de voir son enfant grandir dans la Torah à vos cotés chaque instant de la journée vous comble. Vous comprenez la nuance ? Une femme Juive qui vivra sa Tsniout du comportement dans la crainte d’Hashem aura à coeur de se dire, qu’il est tout à son honneur de « vivre » son foyer chaque moment, en étant radieuse et épanouie. Vivre ses racines Juives en ayant cependant à coeur de rester une femme « libre » (j’entend par libre ; avoir du temps pour soi, ou pour une activité caritative par exemple, pour des chiourims ou réunions ). On est pas « enfermée » à la maison, on assume un choix que l’on a fait en ayant à coeur d’accomplir un rôle tout aussi important que celui de n’importe quelle femme « active » à l’extérieur. Question parnassa ? Pas de pression à avoir car votre seule présence apporte paix et bénédiction matérielle et spirituelle au foyer : la parnassa vient toujours de la femme (la femme apporte la berah’a à son foyer).

– J’ai éduqué mon (ou mes) enfant(s) chacun pendant un an, puis j’ai repris mon travail ou une nouvelle activité.

Ce cas est fréquent. Religieuse mais désireuse de se découvrir de nouvelles passions, exigeante face à ses choix de femme, le retour au travail est souvent envisagé post-maternité. Pour vous il n’est pas question de rester à la maison ! Non pas que cela soit Hasvechalom dégradant, bien au contraire, mais parce que vous avez par exemple certains diplômes que vous ne voulez pas voir dormir au fond d’un tiroir et que votre travail actuel vous épanoui socialement et professionnellement. Surtout merci de ne pas culpabiliser pour cela ! Il n’y a rien de mal à vivre un travail qui nous plaît. Si votre enfant est bh » en bonne santé et que votre devoir de mère est équilibré sur la balance des priorités, il ne faut pas éprouver de « gène » quelconque à ce retour à l’activité (à partir du moment ou le matériel ne devient JAMAIS une priorité sur le spirituel). N’oubliez pas que votre devoir de Tsniout s’accomplit de toute façon et dans chacun de vos actes (le h’inouh que vous transmettez à vos enfants reprend son cours naturel lorsque vous retrouvez vos foyers). J’entends par là que même dans votre travail, si vous êtes épanouie, alors, le soir votre foyer le sera aussi, votre mari sera content et vous serez d’autant plus pressée de retrouver les enfants. Pourtant, je sais bien que pour nombreuses d’entre nous, le lien et l’attachement maternel qui nous lient à l’enfant refrènent parfois un peu notre désir de retour à notre ancien poste. Pas toujours facile de laisser bébé à la crèche après quelques mois passés ensemble et pourtant… Mais cela est le débat qui ouvre sur un autre article …je n’en dit donc pas plus pour le moment. Donc , en conclusion : reprenez votre job, retrouvez vos collègues, stabilisez vos choix de mère et de working girl. N’oubliez pas que vous contribuez de moitié à la parnassa du foyer ce qui est aussi important (cela laisse parfois du temps libre pour le limoud de votre époux). Chaque acte doit resté cadencé et rythmé par DE LA TSNIOUT dans le vêtement et dans le comportement. Car ça n’est pas parce que l’on met un pied en dehors de chez soi que les bonnes habitudes doivent changées…

D’autres cas seront abordés dans le deuxième volet de l’article sur le thème :  » Quand le désir d’être mère et celui de retourner travailler se bousculent » à retrouver sur Tsniout Mag’.


One thought on “Quand le désir d’être mère et celui de retourner travailler se bousculent (1)”

  1. Sarah says:

    Coucou Audélia, cela fait longtemps.

    Moi sur ce sujet, je suis catégorique.
    J’ai accouché le 5 Février d’une petite princesse nommée Eden.

    Aujourd’hui, elle a 3 mois, et vu la vitesse à laquelle elle grandit,je ne désire pas reprendre mon travail pour le moment.

    Oui il est vrai ce n’est pas toujours facile mais un bébé évolue de jours en jours et pour ne pas passer à côté il faut les élever jusqu’au moins ce qu’ils marchent.

    Vous aurez assister à toutes se premières fois : Première fois qu’il tient sa tête, première fois qu’il gazouille, première fois qu’il marche à quatre pattes, premiers pas,premiers mots.

    Il ets trop facile de faire un enefant et de le confier à la crèche tout bébé. Moi ce n’ets pas mon but, si j’ai fais un bébé c’est pour m’en occuperet pas pour le refourger aux crèches.

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