Etre mère célibataire : un courage exemplaire

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Tsniout mag se penche cette semaine sur un fait d’actualité qui n’est pas tout à fait commun et en même temps tout à fait d’actualité. Le courage de ses mamans et elles sont assez nombreuses en Israël, en France et dans le monde qui élèvent seules un ou des enfants. Comment la femme Juive vit elle son quotidien seule à assumer le rôle de deux parents, pour les mamans veuves ou divorcées comment faire de nouvelles rencontres et shidouh’ims, comment ses wonderwoman de chaque instant arrivent à combiner travail, vie de famille, éducation, le tout dans la Tsniout. L’article de la semaine.

Des chiffres qui nous parlent

En Israël elles seraient en moyenne 16000 femmes à élever leur enfant seules. Il s’agit ici de toute catégorie sociales confondues,  les niveaux de pratiques du judaïsme varient, les chiffres ne visent pas une catégorie de femme en particulier. Les femmes qui font l’objet de cet article constituent une parcelle de ces statistiques, à savoir D. préserve les femmes veuves, ou divorcées, ou bien malheureusement celles à qui le mari refuse le guelte.

Les difficultés des lonely mummy dans le monde

Le Canada dont l’une des principales foyers migratoire Montréal compte une population Juive avoisinant les 93000 personnes. Parmi eux, une partie de la population infantile victime de pauvreté assez poussée. Des conditions de vie et des fins de mois bien souvent difficiles notées en particulier chez les familles monoparentales, et mères célibataires. Le triste pourcentage qui évalue cette précarité atteint le chiffre de 59,6 %

La France (toute religions confondues) souffre également de cette pauvreté, et la femme en est l’une des principales victimes. Chez les familles Juives religieuses de nombreuse femmes divorcées se retrouvent à élever seule 4 voire 5 enfants, ayant été habituées toute leur vie durant à avoir deux entrées, ou un gros salaire provenant du mari, elles se retrouvent soudain en « galère financière » et peinent à boucler les mois et rembourser des emprunts ou même simplement à payer un loyer, remplir le frigo. De nombreuses femmes divorcent sur le tard et aux alentours de la cinquantaine grand nombre de ces femmes élèvent encore des enfants et n’ont pas les qualifications nécessaires pour un job qui rémunère ou ne « plaisent plus » au marché du travail qui les boude. Résultat les découverts s’enchaînent et ses femmes n’osent pas toujours avoir recours à des aides ou se tourner vers des associations communautaires.

En Israël une récente enquête soutenait la dégradation et le danger de chute sociale auxquelles les femmes célibataires allaient être exposées. En effet, des années durant le gouvernement Israélien ayant favoriser la politique de la femme au foyer, la protestation se fait vive au sein de nombreuses communautés, toutes ses femmes qui désirent devenir des actifs de la société mais qui luttent pour s’en sortir. La campagne « intelligente » (ironie) du symbole du erev rav, je veux nommer monsieur Yair Lapid n’ont fait qu’aggraver les choses depuis l’arrivée de ce dernier au ministère des Finances. Diminution des allocations familiales pour les mères célibataires sur le marché de l’emplois, en paradoxe augmentation des impôts sur le revenu, hausse de la TVA : un tableau bien morose pour ses femmes qui jouent sur les deux fronts.

 Mère Juive célibataire : le droit de refaire sa vie b-shmooze-ring-102210

Toutes les fins de relations ne sont pas idyllique comme on se l’imagine avec aisance. Les femmes ont besoin d’un large recul afin de se reconstruire et de cautériser certaines blessures. Même si une nouvelle vie s’offrent à elles, avec un sentiment de renouveau et d’indépendance (pour celles à l’issue d’un divorce chaotique). Le rêve est parfois rejoint par une cruelle réalité , la peur de l’échec face à cette vie nouvelle, mais aussi la peur d’être juger, peur du regard d’un exépoux, crainte des enfants et de ne pas amortir la chute…autant de raisons qui freinent parfois la femme dans ses élans shidouh’iques et son envie de reconstruire un foyer Juif.

Casser le cliché du « J’ai raté mon couple , j’ai raté ma vie »

On ne panique pas et même si les difficultés sont nouvelles, Hashem vous offre un temps pas toujours évident mais un temps certes voué à la reconstruction de soi. Fixez vous des priorités et qui sait profitez en afin de vous rapprocher un petit peu du Tout Puissant, dans ce sens vous comprendrez alors que votre famille n’est plus vraiment « mono »parentale puisque HKBH est à vos cotés en permanence. N’ayez pas peur dans vos débuts de « rester seule » au moins durant quelques temps vous aurez un peu à loisir de penser à vous et d’offrir à vos enfants et proches des moments précieux dont vous ne disposiez pas suffisamment auparavant. Ne vous laissez pas mener par le bout du nez par le chantage affectif d’un enfant « si tu ne me donnes pas ca, je pars chez papa », qui dit nouvelle vie, dit nouvelles règles, souplesse et rigueur toujours dans un cadre de pudeur. Nous terminons cet article en souhaitant bonne chance à toutes ses mères courage, riches ou pauvres, aidées ou non, en mode reconstruction de soi ou en phase de réflexion, un grand kol hakavod pour votre mérite, il est exemplaire.

 

 

 

 

 

 

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