Ces Juifs qui se révoltent contre la Tsniout

"Un bon comportement est une priorité sur la Torah"

"Un bon comportement doit précéder la Torah"*

ATTENTION : Seule une minorité de Juifs jugent et critiquent. Merci de ne pas faire de généralités.

Concernant la Tsniout des femmes Juives Rabbi Yishmael disait « Bnot Israel Yaffot ‘Hen » (les jeunes femmes juives sont particulièrement belles ») Traité Nédarim 66a.

N’avez vous jamais entendu des gens de notre confession dire souvent à tort : « La Tsniout, ces jupes longues et ces perruques, c’est bon pour les femmes soumises ! » Tsniout Mag’ se penche aujourd’hui sur ce cas dramatique de révolte contre la Tsniout et la religion, et j’insiste dessus.

En effet, au lieu de porter au sommet les valeurs de la femme Juive ou du Juif religieux, ce type de personnes créent la division au sein du peuple et surtout minimisent la place de la femme Juive dans l’histoire et dans le temps. Ne vous méprenez pas, ces Juifs là ne sont pas ignorants, bien au contraire, ce sont bien souvent des gens lettrés, riches en culture et tartinés de diplômes. Révoltés de la religion, de tendances tantôt libérales tantôt traditionalistes modérées, Juif occasionnels (pour les mariages ou certaines fêtes), ils n’ont en tête que l’image de la pudeur Juive non pas comme une valeur mais plutôt comme une triste rengaine de vie. Etre unis tous ensemble quel que soit le courant judaïque que l’on suive : Oui. Mais apprenons à nous renseigner avant de pouvoir s’opposer de manière critique à la Tsniout ou aux pratiques des femmes Juives. Pendant longtemps, la femme religieuse restait dans l’ombre, aujourd’hui Tsniout mag’ la met en lumière et lui rend hommage en expliquant à celui qui se révolte pourquoi être religieuse « c’est bien ».

La Tsniout : un retour aux valeurs.

La Tsniout de la femme s’approfondit ces dernières années puisque nous assistons à un véritable retour aux sources et aux traditions. De mon expérience personnelle, j’ai connu à Jérusalem grand nombre de jeunes femmes qui ont quittées l’étranger pour une alyah religieuse. Et, en choisissant de vivre pleinement ce qu’elles ne pouvaient vivre de manière plus intègre en France, c’est à dire leur Tsniout, elles ouvrent la voie à de nombreuses femmes qui hésitent encore. La tradition, les valeurs, le désir de marcher sur les traces de leur grands mères et matriarches, l’envie de progresser. Il ne s’agit pas là seulement d’une alyah idéologique mais bien d’une alyah spirituelle, encourageante et pleine d’espoir pour les générations futures. Les gens qui critiquent à tout va la Tsniout devraient donc ouvrir leurs yeux et apprécier ses valeurs plutôt que de les considérer comme obsolètes.

En effet, certains sont enclin à croire que la Tsniout « c’est vieux jeu ». Cependant lorsqu’un malheur quelconque les frappent (Que D. les préserve et nous préserve) les voici suppliant Hashem ou se tourner vers les rabbanims pour une lecture de téhilims. Mais que s’imaginent ils ? La religion apporte énormément de bienfaits, la bra’ha (bénédiction) ce sont des valeurs telles que  la Tsniout, le dere’h erets, les bonnes midotes, l’introspection, le travail sur soi et sur son langage, la pudeur du vêtement et de l’acte. Tant de lumière sous un toit, et la chance d’avoir une épouse méritante ne sont-ils pas sources de joie et de bénédictions ? Qui tient le monde : la Torah , car à elle seule elle représente le émèt (vérité). Mais de nos jours beaucoup fuient la vérité, préférant de loin se consoler avec un bonheur factice et matériel éloigné de toute rouh’anioute (spiritualité).

La Tsniout pourquoi faire ?

J’ai parfois l’impression amère que les gens ignorants s’imaginent la Tsniout comme étant une pure « invention » hasvechalom. En effet, calquée sur un modèle islamique, ou chrétien fanatique, la femme Juive (qui entre nous soit dit humblement est la première à devoir montrer l’exemple parmi les trois monothéisme) serait pour ces gens une pale copie des ces femmes que l’on séquestre, tout juste bonne à « procréer ». Non non,vous ne rêvez pas, nous assistons dans notre société à un tel déni de la religion que voir une femme porter la perruque et donner la vie à des enfants devient presque une offense. J’ai souvent entendu en France, dans le cadre de réunions communautaires, des gens trop bien ancrés dans leur « France profonde », qui d’ailleurs assistaient aux offices de shabbat matin plus pour discuter affaires que pour suivre la paracha de la semaine, dirent « ces religieux qu’ils sont bruyants », « la mode n’offre t-elle pas assez d’options pour que les religieuses s’habillent comme des chiffonnières ? » ou encore « faire autant d’enfants nous sommes devenu pires que les Musulmans ! » Et j’en passe…

Une petite topique simple pour rappeler au Am Israël que nous devons apprendre plus que jamais à être unis et soudés. A respecter les valeurs de chacun. Le Juif qui critique la Tsniout vit peut être au fond de lui avec un ressentiment certain qu’il doit apprendre à chasser soit parce que cela est lié à son passé et qu’il faut désormais AVANCER. Soit parce que ses peurs le confrontent à une réalité glacée : il n’est pas religieux et envie dans le fond ceux qui ont de vrais repères. Quoi qu’il en soit une telle idéologie Juive est dangereuse, et conduit le peuple à la division. Le monde religieux devrait être remercié plutôt que pointé du doigt ! Nous devrions ériger les étudiants de Yeshivotes au même rang de héros que celui attribué (à juste titre) aux soldats de Tsahal. Car dans le fond chacun mène un combat intense pour la protection du peuple Juif.

*’Hazal (nos sages de mémoire bénie) avait l’habitude de citer cette doctrine qui ne veut pas dire qu’il faille pour autant abandonner nos yeshivot et nos baté midrachim (salles d’étude) mais cela veut plutôt dire que si notre étude de la Torah n’est pas accompagnée voire précédée par une attention particulière sur notre caractère, notre façon de nous comporter ou encore de traiter les autres, alors cela entraîne une remise en question des objectifs et motivations de notre étude même.

8 thoughts on “Ces Juifs qui se révoltent contre la Tsniout”

  1. MYARA SARAH REVITAL says:

    LA TSNIOUT C EST AU CONTRAIRE DE RESSENTIR COMPLETEMENT SA FEMINITE ET ETRE PRETE A NE PLUS AVOIR BESOIN DE SE DESABILLER POUR PLAIRE ET USER DE SON CHARME C EST SE SENTIR FEMME ET NON SOUMISE A LA SOCIETE MAIS UNE VRAI FEMME C EST NE PLUS AVOIR BESOIN DE RESSEMBLER AUX AUTRES MAIS A NOUS LES BAT ISRAEL AU CONTRAIRE POUR MOI ETRE TSNIOUT C EST ENFIN SE TROUVER S AIMER ET ETRE PLEINEMENT UNE FEMME AVEC UN GRAND F.

    1. Audelia B. says:

      Hazak ! Votre définition est magnifique et vraiment REPRESENTATIVE bh »
      Merci à vous !

  2. Hanna says:

    Vous critiquez sans tendre la main à celles qui auraient besoin d’explications.
    Oui, je suis tartinée de diplômes, et j’en suis très contente, et je vais en passer encore d’autres. Ne me mettez pas dans votre sac de préjugés et expliquez-moi, je suis prête à écouter.
    C’est vrai que je n’arrive pas à voir le bien-fondé de certaines pratiques et que certaines choses me dérangent, mais je suis là, je suis prête à vous lire car je ne trouve pas de réponse. Et là, vous venez de faire un article sur le dédain.
    Je suis artiste, j’aime les couleurs, j’aime quand ça explose, j’aime porter du rouge des pieds à la tête ou des couleurs très fortes, avoir plein de breloques aux mains, et je ne me sens pas indécente pour autant. Expliquez-moi en quoi ce que je fais est mal.

    1. Audelia B. says:

      Mais non Hanna ! Ne vous fâchez pas ainsi !
      Bien sur que je suis prête à tendre la main, vous pouvez même me contacter en inbox, et je serais ravie de vous transmettre mes coordonnées téléphoniques, afin d’avoir le plaisir de vous entendre.
      Je suis fière que vous soyez tartinée de diplômes, et si vous vous habiller en rouge qui est en droit de vous juger ?
      Chère amie, sachez que ma tolérance (moi petit être humain de rien du tout) est très élevée car je suis issue d’une famille très peu religieuse (juste dans la tradition). Si je vous racontais mon parcours vous verriez combien je ne vous met pas dans un sac de préjugés.
      Hanna, si votre coeur marche droit, et que vous savez vous comporter avec votre prochain avec égard, le vêtement reste secondaire (quoique très important). Il ne s’agit pas là d’un réquisitoire sur les Juifs qui sortent de LENA vêtus de pourpre, mais d’une mise en exergue de certains de nos frères qui jugent les Juifs religieux.
      Personne ne fait d’amalgame, continuez votre chemin avec cette curiosité pour la religion qui est magnifique : vous êtes fière de vos valeurs et vous vous intéressez à tout : cela est une grande qualité.
      Le rouge n’est pas une couleur autorisée par la halah’a car elle est considérée comme la couleur du jugement, cependant sachez une chose, il ne suffit pas d’être vêtue tout de noir pour avoir le coeur propre. Conservez votre garde robe, continuez à faire partie de nos lectrices, j’aime les coups de gueule et j’aime être là du mieux que je le peux. CHACUN VIT LA RELIGION À SON RYTHME ET À SON NIVEAU.

      Bonnes fetes de Hanoucca et restez en contact avec moi
      Ps. vous etes artiste (ca vaut ce que ca vaut mais jai fait 2 années d’Art Pla 🙂 j’aime l’art …

      Audélia…amicalement !

  3. sheli says:

    Je suis totalement opposée à la perruque qui bien souvent embellit la femme qui la porte, est un marqueur social (certaines perruques de vrais cheveux coûtent plusieurs milliers de dollars!) et à mon avis, va à l’encontre de la tsniout. En effet, à quoi cela rime-t-il de couvrir ses cheveux avec les cheveux véritables d’une autre femme? En espérant en plus qu’ils n’aient pas été fabriqués pour le havoda zara!!!

  4. Levitte Myriam says:

    Parfois cette moquerie fait des ravages chez celles qui pour X raisons se laisse influencer par cet entourage de railleurs… elles ne connaissent même pas encore ce monde et veulent y gouter;;;;enlève ce qui peut les préserver de tout ce mal que l’on commet quand on ne garde pas cette protection que la Torah nous recommande ….

  5. Sarah says:

    Personnellement, je ne m’habille pas tsniout, mais ce n’est pas pour autant que je suis intolérante, mes deux meilleures amies s’habillent ainsi et on ne se juge pas, elles sont assez mûres pour ne pas me brusquer parce qu’elles savent que pour l’instant il ne fait rien de m’en parler vu que je ne changerai pas d’avis.
    Je suis étudiante, mais j’ai fait toute ma scolarité dans une école loubavitch, donc la tsniout ça me connait. Tant les lois, que ce qu’il faut porter ou pas, les limites, les endroits du corps qu’il faut recouvrir, la perruque… je connais une majeure partie. Au lycée j’étais citée comme un modèle de tsniout par mes profs, jamais un écart, et jamais elles n’ont deviné que je portais des jeans et des décolletés en dehors, jusqu’à que j’en croise une qui a eu un véritable choc de me voir vêtue ainsi, mais bon, cela ne m’a pas pour autant changée.
    Si aujourd’hui je ne m’habille pas tsniout c’est parce que j’ai été en quelque sorte « traumatisée » par la pression morale que l’école exerçait sur nous au quotidien, sur les lois de la femme et ce qu’elle doit porter, comment, quels tissus et patati et patata.
    Je respecte toutes celles qui s’habillent conformément à la Loi juive, après tout c’est leur choix et je n’ai pas à me mêler de leur niveau de Torah, au contraire j’ai même tendance à encourager, mais pour moi, la tsniout, très peu !
    J’estime que si un jour je déciderai de faire cette mitsva, c’est lorsque je serai vraiment prête à le faire et définitivement, ou du moins sur le long terme sans penser à revenir à mon ancien mode d’habillement.
    Pour l’instant en tout cas, cela n’est pas à l’ordre du jour 😉

  6. Ben Ami says:

    Je suis étonnée que des gens de notre religion disent que les femmes avec des jupes longes avec des perruques, les personnes qui juges ce style de peuvent se baser sur des quartiers de Jérusalem comme Mea Cheraim, Bné Brak et j’en passe, prenons les loubaviche, ces femmes ne sont  » soumises » ou les religieuses qui ne sont pas dans un groupe de tradition.
    Mea Chearim, Bné Barke version Juive et L’Iran, l’Afghanistan etc version musulmans, les perses comme le style « du nain de jardin » d’Iran comme je dis on voit les juive et goys. Chavouatov

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