Lumières sur…Rabbi Elazar Azikri

Tsniout Mag’ a décidé de vous faire découvrir chaque semaine les lumières de ce monde que sont les tsaddikim du Am Israel. Ils sont en effet nos guides et nous montrent, par leurs actions, le comportement que nous nous devons d’adopter au jour le jour. Nous avons basé nos article sur la maxime de Yossé ben Yoézer de Tsreida dans les Pirké Avot (1:4)  qui dit : « Que ta maison soit une maison de réunion pour les Sages, roule-toi dans la poussière de leurs pieds, et bois avec avidité leurs paroles« .

Tombe de Rabbi Elazar Azikri à Tsfat

Tombe de Rabbi Elazar Azikri à Tsfat

Rabbi Elazar Azikri zl était un de ces sages, découvrez en quelques mots la grandeur du personnage qu’il était…

Rabbi Elazar Azikri est né dans une famille d’exilés espagnols qui s’étaient installée à Constantinople (aujourd’hui Istanbul), en Turquie, en 1533. Il était un disciple de Rabbi Yossef Saggis. Suite à cela, Rabbi Elazar décide d’émigrer à Tsfat (Safed) et rejoint là bas le cercle des kabbalistes de la ville. A Tsfat, Rabbi Elazar vécut comme un Tsadik caché, mais il gagna le respect du Ari zal, avant même que ses (celles de Rabbi Elazar) qualités admirables soient connues par les autres. L’histoire suivante donne un aperçu du personnage :

Durant un Lag Baomer, toute la communauté juive de Tsfat voyagea jusqu’à Meron pour célébrer la hiloula de Rabbi Shimon Bar Yo’haï près de la tombe du sage du deuxième siècle, comme c’était (et c’est toujours) la coutume. Personne ne fit attention à Rabbi Elazar ainsi qu’à l’inconnu, mais vénérable, vieil homme avec qui il dansait, Jusqu’à ce que, soudain, le Ari zal se joignit à eux. Lorsque les festivités se terminèrent, les élèves du Ari zal lui demandèrent, « Pourquoi vous vous abaissez à danser avec un Juif ordinaire comme Rabbi Elazar ? »

« Si le Tana (sage de la Michna) Rabbi Shimon Bar Yo’haï lui-même a jugé bon de danser avec Rabbi Elazar, qui suis-je et pour quelle raison ne devrais-je pas en faire autant ? », répondit le Arizal.

Cela nous montre bien la grandeur de l’homme !

Rabbi Elazar est mieux connu pour son travail notamment sur le Sefer ‘haredim (publié après son décès), qui est une compilation des mitsvots qui s’appliquent de nos jours alors que le Beth Hamikdach n’est plus là. Ce travail souligne non seulement les aspects hala’hique des mitsvot, mais également leurs leçons éthiques.

Il a également composé le chant que nous entonnons le jour de shabbat « Yedid Nefesh » qui est habituellement chanté par de nombreuses personnes avant kabalat Shabbat et/ou durant la seouda chlichit de Shabbat (le troisième repas de shabbat). D’autres oeuvres de Rabbi Elazar sont citées dans diverses sources, mais restent par ailleurs inconnus.

Rabbi Elazar est mort en 1600 et sa tombe est visible au cimetierre de Tsfat.

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